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Birdy Nam Nam @Sziget 2009

Birdy Nam Nam est un quatuor composé de 4 DJs (Crazy B, Pone, DJ Need et Little Mike) qui n’ont plus rien à prouver, à l’image de leur titre de champion du monde de DJ n équipe en 2002 au concours DMC, les JO des Djs. Individuellement, ils ont chacun eu une carrière déjà remplie, à l’image de Pone, qui fut DJ de la Scred Connexion (Fabe / Koma), Triptik et surtout Svinkels, ou de Crazy B, qui participa à l’aventure Alliance Ethnik et travailla avec Big Red.

Ca tombe bien, c’est avec eux-deux que nous avons rendez-vous. Rencontre informelle.

Ils ont commencé à jouer ensemble  lors des DMC, nous l’avons vu.

Connaissant un succès grandissant après un premier album qu’ils n’ont pas pu défendre en Live, le groupe a su convaincre les fans car le bouche à oreille à fonctionné. 300 concerts, jusqu’à 40000 spectateurs. La sortie du deuxième album au début de cette année, Manual for successful rioting, sonne un genre nouveau, différent. L’évolution est là, pari gagné.

Côté tambouille, si les rôles de chacun ne sont pas définis, chacun apporte ses envies, ses influences : « BNN a conduit à une envie naturelle de faire de la musique comme un vrai groupe, à faire des morceaux construits« . Si le premier album contenait beaucoup de samples, avec un cahier des charges précis (que des samples venant de vinyls), « le second a été plus dans un processus de création pure, à créer nos sons, et avec une touche plus électronique et synthétique qu’auparavant« , explique Pone.

Et pourtant, ils ne semblent pas considérer avec changé en soi, malgré un glissement de style évident, depuis les racines rap et hip-hop de chacun : « je n’ai plus rien à faire avec le rap français, ni même le rap. Je ne suis plus dans le milieu, ou plus dans celui de l’électro ou du rock. Pour tout dire, je n’écoute plus de rap, enfin plus vraiment, et en tout cas pas ce qui se fait maintenant. Ce qui n’empêche pas que je vais écouter Fabe sur mon walkman – et non, je n’ai pas d’Ipod – avant le concert. »

Pour le troisième album en vue, ce sera encore différent, assure Crazy B. « Il n’y a rien qui définit la suite, nous verrons nos envies et nos directions quand nous serons tous les 4 à bosser dessus« .

Pour l’heure, priorité à la scène, au live. Vieilles Charrues, Eurockéennes, Sziget, ils enchaînent les festivals : « Un musicien, son travail reste le concert. De toute façon, il ne vend plus de disques ou presque. Et l’énergie qui se dégage, le public en transe, la communion et le spectacle – pour nous ! – de voir toute une scène danser et s’éclater sur notre musique, ça ne passe pas quand t’es en studio, tout seul. Le concert, c’est le vrai défi, et quand tu as devant toi 40 000 personnes, ou une vingtaine dans une salle toute petite, le plus important reste ton son et ta musique. »

Nous l’avons testé, leur musique, pour un concert énorme de presque 2 heures. Pour les retardataires, c’est ici que ça se passe pour les photos du concert !

Textes et photos : Olivier Mignot

DOSSIER : En direct de Sziget 2009 !

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