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[LIVE-REPORT] Peter Murphy @La Loco

Le Secret Cover Tour de Peter Murphy est passé par Paris le mardi 29 septembre à la Loco et on s’en serait bien resservi une louche.

Par où commencer ? Déjà il y a eu tout un micmac autour de la première partie. ‘In Broken English’ devait venir mais quelques jours avant, des rumeurs circulaient déjà comme quoi c’était annulé, que Peter Murphy caserait un ou deux groupes à la place, bref le mystère restait entier. Suspens, finalement en première partie nous avons eu droit à… rien. Ca, c’est fait.

Quelques minutes avant l’ouverture des portes, Peter Murphy et un zicos déboulent devant l’entrée de la Loco parmi le grouillot (nous, pauvres mortels). Il toque à la porte pour qu’un gentil malabar vienne lui ouvrir. En patientant, il nous envoie son plus beau sourire Colgate MaxWhite. Bien. Alors faut qu’on m’explique, y’a pas d’entrée des artistes à la Loco ?! Parce-que du coup je ne m’attendais tellement pas à le voir là sur le bitume que je suis resté plantée comme un clou les yeux écarquillés et l’appareil photo encore dans le fourre-tout, merde.

Vers 21h30, Sa Sainteté entre en scène. J’aime mettre Peter Murphy sur un piédestal, comme beaucoup de fans. Son talent légendaire contrebalancé  par son flegme charismatique font de lui une sorte de sage, voire un dieu mais en marcel du dimanche, voyez. Rassurez-vous, d’autres métaphores pourries suivront. Il ouvre la soirée sur ‘Burning from the inside’, magnifique avec son col à plumes qui s’accompagne très bien avec  la batterie à paillettes argentées de Nick Lucero. J’ai l’impression de revoir ce passage de ‘Priscilla, Folle du désert’ quand ils dansent en costume d’autruche. (Oui, en plus des métaphores à deux balles, vous avez droit aux digressions insipides, c’est cadeau, ça me fait plaisir).

Alors je sais pas vous, mais moi j’ai toujours été étonnée par ces gens qui, à la sortie d’un concert, sont capables de vous ressortir la setlist intégrale et dans l’ordre. Déjà que j’suis pas capable de me souvenir de ce que j’ai mangé à midi, vous m’excuserez bien. Peter Murphy et ses zicos ont bien sûr joué des classiques de Bauhaus et des morceaux du dernier album devant sortir dans quelques mois. On notera qu’il était attendrissant de le voir jouer du mélodica. Je ne sais pas pourquoi, j’ai trouvé ça mignon de le voir souffler dans son p’tit biniou à touches. Si vous ne voyez pas ce qu’est un mélodica, c’est une sorte de mini-clavier avec un tube en plastique où squ’il faut souffler dedans pour que les notes en sortent. Si vous ne voyez toujours pas ce qu’est un mélodica, Google is your friend.

J’ai forcément laissé de côté mes mitrailles quelques secondes le temps de trépigner comme une adolescente juvénile quand j’ai reconnu les reprises de Bowie, à savoir ‘Space Oddity’ et ‘Ziggy Stardust’ ou encore celle de Joy Division, ‘Transmission’. ‘A strange kind of love’ fut évidemment un grand moment, un de ses meilleurs morceaux  joué à la perfection par un Peter Murphy à la démarche fluide et aux mouvements enchanteurs. Il fera un p’tit coup de toupie ici et là, viendra s’asseoir sur le devant de la scène pour charmer les spectateurs de sa voix grave et experte. Un pur moment de séduction. Il reviendra avec une sorte de chapka et une clope au bec pour le dernier rappel. Puis, il s’en ira dans les lumières s’amenuisant au fil des dernières notes perdues dans le tourbillon euphorique de la foule résignée. (Oui, parfois je peux sortir des belles phrases aussi).

Plein la vue et plein les oreilles, il était tout simplement beau, dans son élément. Un Peter Murphy en grande forme, à la hauteur de mes espérances. Merci.


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Textes et photos : Emmanuelle Courty

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  1. lili le Jeudi 1 octobre 2009

    sentiment partagé (tellement partagé que je file le revoir à Gent le 23)…en espérant tout de même avoir droit à Bela….