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[LIVE-REPORT] Peaches @Berlin

Emilie, en direct de Berlin (Allemagne), nous fait redécouvrir la chanteuse glam-pop-trashy Peaches, dans un opéra-rock qui retrace son histoire, « Peaches does herself » (littéralement, « Peaches se baise elle-même »).

Et en bonus, écoutez quelques titres de l’artiste en bas de chronique.

10 ans après la sortie de son premier album « Teaches of Peaches », Peaches s’est produite pendant 4 jours consécutifs au théâtre HAU1 à Berlin en tant que personnage principal et metteur en scène d’un opéra rock qui retrace son expérience.

Une jeune fille, coupe à la garçonne, vêtue d’un sweat-shirt et d’une culotte rose, jambes écartées, s’amuse avec une boîte à rythme sur son lit. Elle essaie de faire du rap et bafouille quelques paroles en tapant des rythmes et des basses sur sa machine.
Soudain, une sorte de fée magique munie d’un godemich arrive du ciel et lui apporte l’inspiration. La fée tire sur la couverture du lit et apparaît alors un pubis géant modelé dans des draps de satin. La fée disparaît, la jeune fille compose un hit électro enjoué, elle se déshabille et se retrouve en bikini rose. Et soudain, du sexe féminin géant en satin rose intégré au lit sortent six danseurs cagoulés, tout de rose vêtus. S´en suit une danse orgiaque dans laquelle la jeune fille et les danseurs simulent toutes les pauses du Kama Sutra, entrecoupées d’enchaînements de danse africaine. Cest plus drôle et mignon que vulgaire, à vrai dire.

Voici comment commence l’expérience Peaches. Dans son show « Peaches does herself », l’icône pop canadienne, berlinoise d’adoption, a décidé de retracer sa carrière, des tranches de sa vie. Et c’est dans le théâtre Hau1 (Hebbel Am Ufer) qu’a lieu la présentation pendant 4 jours ce week-end.

Mauvais goût, trash berlinois.

Peaches est une « freak » et sa performance est un feu d’artifice de sons et de lumières. Elle a vraiment les sens de « l’entertainment » mêlé à cette glauquitude berlinoise qu’on peut retrouver au bout de quarante-huit heures passées à faire la fête lorsqu’on ne se retrouve plus qu’avec des junkies à la mâchoire serrée, des créatures tout azimut à la voix grave et aux yeux écarquillés, des technoïdes complètement barrés, des hell’s angels déguisés. Si vous passez à Berlin, rendez-vous directement au KitKat Klub ou au Kumpelnest pour goûter l’ambiance.

Peaches change de costume trois ou quatre fois dans la représentation. Elle surgit en hard rockeuse version Mad Max et du sang lui coule de la bouche. Le déguisement qui la suit tout au long de la dernière partie est une espèce de combinaison dorée avec, intégré, un pénis en plastique caoutchouté doré et tendu. Avec sa mulette frisée, Peaches ressemble davantage à un Pokemon qu’à une figure sexy ou perverse. Les scènes sont très clownesques, surtout lorsque Peaches s’entiche d’un magnifique transsexuel nu et tatoué, le membre à l’air (un vrai, cette fois-ci) et les seins refaits parfaitement. Inutile de préciser que l’expérience Peaches tourne autour du mélange de genres. Il faudrait un autre article pour expliquer combien ce thème a la cote à Berlin.

Un personnage phare de la représentation est le sosie d’une Dolly Parton défraîchie en string et chapeau de cow-boy qui frotte son godemichet sur ses fesses en chantant « I love Dick » ; le public est surtout impressioné lorsqu’après avoir retiré son soutien-gorge, elle fait tenir le godemichet sous un de ses seins très tombants.

Elle assure

Peaches a tellement d’énergie ! Au-delà de ses performances scéniques qui peuvent paraître un peu faciles parfois, c’est quelqu’un qui a une vraie voix, elle est toujours restée dans le ton et envoie la sauce comme jamais.

Une grosse basse déchirée fait vibrer la salle et Peaches chante une mélodie de sa voix aiguë et pleine. Ou bien deux violonistes romantiques commencent à jouer, Peaches balance son flow et la musique tourne en hip-hop électro. Elle avait des airs de Björk parfois.

Ses 3 musiciens talentueux et bien tankés également, guitare, machines et batterie, encadraient le show. Ces derniers avaient leur résidence dans le fond de la scène avec pour décor un mur de garage comme le garage dans « Hélène et les garçons » (chacun ses références…). On avait vraiment envie de danser du haut des balcons. Rock´n roll, hip-hop, hard rock, électro, merci Peaches.

Et lorsque vêtue de sa combinaison dorée au pénis saillant, délaissée par son transsexuel bite-à-l’air, elle chante un « Why don’t you talk to me?? » poignant, bien que la scène puisse paraître ridicule de par les costumes et les décors en carton prévus à cet effet, la salle est touchée, remplie d’émotion par la grandeur de Peaches.


Myspace de Peaches

Texte : Emilie
Photos : D.R.

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