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[LIVE-REPORT] « A deux lits du délit » @Paris

Samia Boukhlifa, nouvelle chroniqueuse We are on stage, aime le théâtre. Elle nous fait découvrir la pièce A deux lits du délit, jouée actuellement à Paris et pour plus d’un mois encore, au Théâtre de la Michodière à Paris.

Et dans la famille Jugnot, elle demande le fils, Arthur Jugnot, à l’affiche du spectacle. Chronique.

Une comédie de boulevard survitaminée et déjantée !

Jeudi dernier, direction le Théâtre de la Michodière pour la pièce de Dereck Benfield, très curieuse de voir pour la première fois sur scène Arthur Jugnot, manqué l’année dernière dans la pièce de Feydeau Chat en poche (qui lui a valu d’être nommé aux Molières 2009). Je le découvre ici dans le rôle de Nollet, le personnage central de la pièce, comme le laisse imaginer l’affiche du spectacle : un portrait plein pied du comédien.

Malgré un synopsis d’une simplicité propice à l’ennui, où deux couples adultères se retrouvent dans un hôtel perdu aux abords de Paris, la pièce explose tel un dessin animé joué à un rythme improbable par des êtres humains.

Une situation quasi banale qui s’accélère grâce à l’hôte malicieux, Nollet. Ce dernier découvre avec joie que le Dubois de la chambre bleue est l’époux de la dame de la chambre verte et la dame de la chambre bleue est l’épouse du Dubois de la chambre verte. Et oui les deux couples ont pris le même nom de couverture, Dubois tellement bâteau !

Tous les ingrédients du vaudeville classique sont donc réunis : comiques de répétition, gags et répliques évidentes ! Plus c’est gros , plus c’est drôle ! Et Nollet n’a plus qu’à tirer les ficelles pour obtenir les risettes du public.

Je ne vous cache pas que les premières minutes étaient longues, l’humour potache, le comique de répétition, les scènes téléphonées se succédant, j’ai eu un peu peur… Mais j’ai été rapidement embarquée, le rythme s’est accéléré pour flirter avec la frénésie : claquements de portes, quiproquos, performances quasi physiques des comédiens … J’ai ri de toutes mes dents !

Les 5 comédiens sont en très grande forme, efficaces et pleins d’énergie. Le décor est soigné et bien pensé, le spectateur n’est pas dérouté par la rapidité de la mise en scène…ça rentre, ça sort ..côté cour pour lui , et jardin pour l’autre.. et encore pour lui… Bref une pièce simple, sans prétention  pour rire encore et encore…

Intellos, étudiants, geeks, amoureux du théâtre, philosophes, clowns… courez-y  tous, et laissez vous joyeusement enivrer par la mise en scène de Jean-Luc Moreau, avec une mention spéciale au comédien Guillaume Sentou pour ses mimiques drôlissimes et sa souplesse désopilante.

Texte : Samia Boukhlifa

Bande-annonce

Infos pratiques

> A Deux lits du délit de Derek Benfield, au Théâtre de la Michodière, jusqu’au 7 janvier 2011 et au-delà.

> Pièce montée par Jean-Luc Moreau

> Avec Arthur Jugnot, Garnier & Sentou, Mathilde Pénin et Juliette Meynac.

> Représentations : vendredi à 21H00 | lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi à 20H30 | vendredi à 18H00 | samedi à 17H00 | dimanche à 15H00.

> Tarifs : 36,5-85,5 € (tarif plein) – 31-85,5 € (tarif adhérent)

> Site web du spectacle : http://www.adeuxlits.fr/

Texte : Samia Boukhlifa

Photos : couverture : Villard/Sipa – autres photos : D.R.

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